dimanche 14 août 2011

un nationaliste n'est pas un extrémiste

Un article de Slate.fr me fait réagir ici, même brièvement, parce que j'y trouve un concentré de la pensée politiquement correcte qui aboutit au déni de la réalité. Et parce que j'ai déjà lu des articles de la même teneur dans d'autres médias.
De quoi s'agit-il dans l'ensemble de ces articles ? De partir du cas de Breivik en Norvège pour s'en prendre à l'ensemble des mouvements qui se proclament nationalistes, et pour leur attribuer une étiquette de mouvements extrémistes. Les idées nationalistes sont en même temps fustigées, car elles favoriseraient des dérives telles que celle de Breivik.

Il existe une offensive médiatique pour déconsidérer le sentiment national et l'assimiler à des formes extrêmes, voire criminelles. Mais parle-t-on ainsi des supporters qui défilent avec le drapeau algérien (à l'occasion) à Marseille ? Pourquoi ne tolérer les manifestations d'identité que lorsqu'elles tiennent du folklore ?

1 – L'acte criminel d'un tueur en série ne devrait pas être traité comme politique. Sinon, le tueur de l'Ohio qui a opéré peu après Breivik, devrait susciter l 'opprobre sur tous les protestants, et ainsi de suite. Qui plus est, le « manifeste » diffusé sur internet par Breivik est délirant. Faudrait-il pour autant fustiger tout propos « délirant » posté par un internaute ?

2 – L'article ( et ses semblables) vise à déconsidérer les discours nationalistes ou identitaires en les présentant comme criminogènes. Affirmer et revendiquer ses racines serait un pousse-au-crime, si l'on est français, ou européen, mais non si l'on est  extra-européen ! Le « multiculturalisme » ne serait pas critiquable parce que que dénoncé par des manifestations identitaires (certes provocatrices pour une petite partie d'entre elles). Mais si l'on dit que le « multiculturalisme » ne fonctionne pas quand il est imposé, toujours aux mêmes ? Que les quartiers où il est censé se développer sont ou deviennent des ghettos ? Les jeunes filles se voilent ou passent pour des p... sur lesquelles les mâles ont des « droits ».

3- Est-il criminogène de protester quand la cantine scolaire financée sur fonds publics (par les contribuables « qui en ont les moyens »), sert des menus « hallal » pour complaire à une minorité dite « visible ». Est-il criminogène de faire le triste constat que votre fils s'est fait dépouiller en bande à trois reprises en un an, et toujours par le même type d'individus ? Est-il acceptable de devoir renoncer à fréquenter la terrasse d'une brasserie parce que des bronzés en faux lacoste menacent les clients qui ne leur conviennent pas ? Avec des propos racistes...et injurieux. Pour effectuer leurs trafics sans témoins. Est-il acceptable de devoir changer d'itinéraire pour ne pas être importuné par une bande de "jeunes" très typés qui considèrent qu'un trottoir leur appartient, alors qu'ils habitent un autre quartier ? 


4- La presse française a brocardé les Suisses quand ils ont voté pour interdire les minarets (et non les mosquées). Au moins ont-ils pu voter ! Dans nos villes, en France, ce sont toujours les mêmes quartiers qui subissent les désagréments d'une immigration subie et excessive. Mais les habitants n'ont pas à s'exprimer. Mieux, les bien-pensants, à l'abri dans leurs ghettos de riches, conspuent leurs concitoyens moins bien lotis, qui seraient xénophobes, voire racistes. Et ce par voie de presse (quel  courage !). Quant à être fiers de leur appartenance à une nation qui fut grande, ils n'en ont pas le droit, ni la dignité : le savez-vous, ils sont pauvres... enfin plus pauvres que "nous"...

La presse continue à s'aveugler et à ignorer le cri de détresse des plus pauvres de nos citoyens. Les humilier les radicalisera davantage : je vous l'avais bien dit. 
Craignez leur colère, car elle sera terrible, aveugle et violente.

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