vendredi 25 novembre 2011

Consortium 3 (fiction)

Quand les financiers ont été majoritaires dans le Consortium, ils ont mis au point des moyens de s'enrichir davantage.

D'abord au niveau des entreprises. L'ancien capitalisme consistait à accompagner la croissance des entreprises, en leur prêtant pour leur développement (on a parlé du capitalisme rhénan comme modèle).  Mais cela immobilisait des fonds importants pour plusieurs années. Il fallait une autre perception des entreprises. Au lieu de produire des biens destinés à des consommateurs, dans un contexte de concurrence régulée par leur situation de monopoles ou d'oligopoles capables d'imposer leurs prix, les financiers les ont transformées en "machines à cash".

Ce fut assez simple, en deux temps.
D'une part les investisseurs se sont mis à réclamer des bénéfices à deux chiffres, de l'ordre de 15% de retour sur leur investissement.
D'autre part ont été inventés les LBO : une structure financière achète une entreprise au moyen d'un emprunt qu'elle rembourse en extrayant de la valeur de l'entreprise achetée. En vendant une partie des actifs, en extrayant de la valeur de ceux qu'elle garde, en restructurant pour une revente avec plus-value.

Ainsi les sociétés industrielles sont-elles devenues des "machines à cash" pour le secteur financier, au lieu qu'il accompagne le développement des sociétés dans lesquelles il investit.
Par exemple, en France, les fonds font la loi chez Carrefour, au point d'entraver l'expansion de cette société par leurs exigences de rentabilité immédiate. 

Ce modèle perdure, mais il est à bout de souffle. Le Consortium a développé d'autres moyens de s'enrichir.

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