vendredi 16 décembre 2011

Consortium 6 (fiction)

CONSORTIUM - communiqué 6

Dans notre dernier communiqué, le Consortium relevait le danger des dérivés représentant 7 fois la richesse produite. Cette préoccupation commence à émerger, mais notre chiffrage paraît optimiste : le Dr. Unger dans la Chronique Agora propose un chiffrage à 11 fois.

Or ces dérivés, dans leur ensemble, ne présentent pas de contrepartie tangible, ni en monnaie, ni en matière, ni en actions ou obligations. Par exemple, un warrant sur une action, émis par une banque et vendu "sur le marché", repose sur le pari que l'action atteindra un cours donné.  Si l'action atteint le cours prévu avant l'échéance du warrant, l'on peut gagner de l'agent. Sinon, à l'échéance, le warrant ne vaut rien. Sur quoi de tangible repose le warrant ? Sur l'action, disent les brochure d'information. Par exemple, mille warrants reposent sur une action, qui ne vous sera jamais "livrée".  Parce que le banque émettrice du warrant n'est pas obligée de posséder en propre toutes les actions qui représentent le "sous-jacent" du warrant qu'elle émet, et vend. Et notre dernier communiqué rappelait que tout multiple de zéro est invariablement zéro.

Quand cette pyramide de Ponzi que représentent les dérivés s'effondrera, c'est tout le système financier qu'elle entraînera. 
Quand cela aura-t-il lieu ? Pour le moment, le système est entraîné par sa course, et les dérivés continuent de croître. Mais en 2012 ou 2013, si l'économie "réelle" bascule en récession, la crise financière sera pire qu'en 2008, qui ressemblera alors à un "amuse-bouche" : banques et états seront en faillite, la monnaie fiduciaire n'aura plus beaucoup de valeur. Une guerre d'ampleur pourrait bien évidemment servir de contrefeu à une purge en coulisses. Mais laquelle ? L'Iran n'est pas un si grand enjeu. Une guerre impliquant le Chine permettrait une bonne purge, et ensuite la mise au pas des financiers, et des populations (mais c'est un autre problème). Une fois tout détruit, tout reste à reconstruire !

Pour l'instant, nous conseillons à nos membres de rester dans l'ombre. S'ils veulent investir et placer de l'argent : 
  • se retirer du secteur financier, même off-shore (pas totalement, mais au maximum),
  • privilégier le tangible, le réel : mines, terres agricoles, sociétés qui vendent des produits "indispensables", et, avec discernement, fabricants d'armes.
En fait, privilégier ce dont a réellement besoin l'humanité pour (sur)vivre, même et surtout si ces actions baissent. Certes, il n'est pas dans les moeurs du Consortium de donner des conseils de placements. Mais nous accorderons plus de place aux industriels.

Bonnes fêtes de fin d'année



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