jeudi 23 février 2012

Grèce : un modèle ?

La Grèce : un modèle ?
 
L'accord entre les créanciers de la Grèce est un modèle pour d'autres accords à venir, en Europe surtout. Cette expérimentation est à suivre de près.
 
Qu'en est-il (en simplifiant beaucoup)?
Il a été accordé un prêt à l'état grec afin qu'il puisse faire face à ses échéances de remboursements des dettes. L'état grec se serait endetté au-delà de ses moyens. Très au-delà. 
 
Il faut rétablir quelques vérités.
- Les prêteurs à l'état grec étaient des investisseurs privés (banques et assurances) d'origine étrangère visant la rentabilité de leurs prêts. En empruntant à un ou deux pour cents et en prêtant à cinq à sept pour cents, les créanciers gagnent beaucoup, même si les prêts ne viennent pas à échéance.
- L'Europe (FMI, BCE, Commission européenne) a "concédé" une aide à la Grèce de 230 milliards d'euros (chiffrage sujet à caution). Mais à des conditions draconiennes : le versement de cette aide sera surveillé, et surtout sera affecté au remboursement des créanciers.
- En somme, le peuple grec sera sommé de payer : baisses de salaires, suppressions d'emplois dans le public, vente de biens publics, ... Tout ce que l'AGCS préconisait indirectement depuis les années 90 du siècle dernier.
On assiste donc à une privatisation accélérée de la santé, des transports, de l'énergie, de l'éducation, ... C'est cette accélération qui reste à observer, imposée "d'en haut".
 

Le deuxième fait est la mise sous tutelle économique ou financière d'un pays, d'un état. La "Troïka" gèrera les finances du pays, quelle que soit la représentation nationale élue. Et les membres de la "Troïka" ne sont pas des élus. Même si les élus sont corruptibles ou corrompus, le vote populaire peut les remplacer. Mais non une "troïka" de fonctionnaires internationaux nommés à l'extérieur.
 

Donc ce qui sera à suivre :
 
La mise sous tutelle d'une population,
L'imposition de l'ACGS,
Les "sacrifices" que l'on peut imposer à un peuple pour payer les erreurs des "gestionnaires".

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