samedi 26 mai 2012

législatives françaises 2012

Ce petit billet n'a aucune prétention à décrypter des enjeux qui seraient cachés, ni à jouer au "politologue" autoproclamé qui déverse des propos du café du commerce d'un air sentencieux.

Les enjeux
Soit le gouvernement dispose d'une majorité absolue, et il peut sans entraves mettre en oeuvre son programme. Reste à savoir si cette majorité absolue sera celle du Parti Socialiste, ou celle qu'il a négociée avec les Verts (et d'autres partis), voire avec le Parti Communiste (mais sans le Front de Gauche). Si c'est une coalition qui emporte la majorité parlementaire, elle risque de se désunir sur certains sujets, or la crise que nous traversons n'incite pas à de longues tractations entre parlementaires au moment d'agir dans l'urgence.

Si le gouvernement ne dispose que d'une majorité relative (variante du cas précédent), son action sera limitée sur nombre de ses résolutions, car l'intérêt général de la nation n'a jamais été le fait des partis.

Si l'opposition a la majorité, ou si elle peut constituer une minorité de blocage efficace, le gouvernement ne pourra pas agir : il doit attendre un an pour dissoudre le parlement et provoquer de nouvelles élection législatives. Ne parlons pas de la "cohabitation". 

La droite parlementaire (UMP et satellites) pointe le danger qu'il y aurait à donner une majorité parlementaire au PS, qui aurait l'exécutif, les deux chambres et les régions. Mais en 2007 il s'était passé le même cas de figure pour l'UMP, et cela ne gênait pas à l'époque...

Les restrictions.
Dans la pratique des institutions de la Vème République, le rôle du Parlement est secondaire par rapport à celui de l'exécutif. Si des appels ont été faits pour instaurer une VIème République, il est peu probable que ceux qui se moulent dans les habits de la Vème s'en dépossèdent et s'en dénudent dans l'immédiat. 

Surtout, l'Europe et la bureaucratie de Bruxelles, où les élus n'ont guère de place, prennent des directives qui "encadrent" le travail parlementaire, quand il existe réellement ; et peuvent s'y opposer ou le restreindre.

Enfin, vu l'assiduité des parlementaires et leur perméabilité aux pressions, il faudra une sévère réforme pour que la représentation nationale ait quelque sens, mais comme c'est à eux de la mener, on peut douter qu'elle se fasse.

Que faire ?
Voter selon ses convictions, évidemment.
Mais surtout demander des comptes, annuellement, en cours de mandat, et avec fermeté : il s'agit des deniers publics, et d'une démarche citoyenne.

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